Découvrez l’histoire de notre collègue de travail Elisa Chacón !

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L’un de nos défis à Moneytrans est de donner plus de visibilité aux femmes qui nous entourent : clientes comme collègues, associées ou encore amies ! C’est pourquoi nous souhaitons vous présenter aujourd’hui Elisa Chacón, l’une de nos dernières arrivantes dans la famille Moneytrans. Elisa fait partie du département Technologie qui jusqu’à il y a quelques mois, était uniquement composé de nos garçons du service informatique. Il est nécessaire et enrichissant que les idées et les expériences des femmes influent également sur la conception et l’utilisation des innovations qui façonneront les sociétés du futur. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, nous vous racontons à la première personne sa vision des femmes dans le monde du travail. Voici son histoire !

 

 

Qui es-tu Elisa ?  

Pour répondre à cette question, je pourrais vous dire d’où je viens et pourquoi je suis en Espagne mais je ne pense pas que ces choses-là nous définissent en tant que personne, ce qui nous définit c’est plutôt ce que nous avons fait au fil des années pour contribuer positivement à la vie des autres. Si je dois répondre à cette question en me focalisant sur le monde du travail, je dirais qu’au début de ma carrière j’ai lu un livre qui m’a beaucoup impacté. Il s’intitulait « Comment se faire des amis et influencer les autres » de Dale Carnegie. Dans ce livre, j’ai appris que l’intégrité doit être la pierre angulaire de toute entreprise et de tout travailleur. En plus de ce que j’ai appris dans les livres, les valeurs de respect de l’être humain, de cohabitation, de sens de la justice, de leadership et d’excellence que l’on m’a inculquées au sein de mon foyer ont également été une base dans ma vie personnelle et professionnelle.

 

Qu’as-tu étudié ? Quelle a été ton expérience en tant qu’étudiante dans un cursus majoritairement masculin ?

Quand j’étais petite, j’ai demandé à mon père de m’emmener voir les avions décoller à l’aéroport. J’étais curieuse de savoir pourquoi les avions pouvaient voler et c’est ce qui m’a amené à étudier l’Ingénierie Mécanique et l’Aéronautique.

[mkd_blockquote text= »Quand j’ai commencé mes études à l’école d’ingénierie de l’Université de Porto Rico, il était plutôt rare de voir une femme dans les classes. Et encore plus quand je suis parti étudier aux Etats-Unis, dans l’une des universités d’aéronautique les plus prestigieuses qui est communément appelé “The Harvard for the sky” car 95% des étudiants étaient des hommes. » title_tag= »h2″ width= » »]

Mon expérience universitaire a connu des hauts et de bas, pas tant à cause de mes camarades de classe mais à cause du traitement que j’ai reçu de certains de mes professeurs. Je me souviens que l’un de mes professeurs exigeait que les étudiants écrivent les résultats de leurs travaux au tableau et expliquent les résultats à toute la classe. Je ne savais pas pourquoi mais il m’appelait toujours moi et un autre camarade de classe. Et quand ce fut le moment de choisir les chefs d’équipes pour le projet de fin d’études, cela ne m’a pas étonné qu’il me choisisse en tant que chef d’équipe pour le projet “wing team”, le cœur du design des avions. Quand j’ai fini mes études, je suis allée dire au revoir à ce fameux professeur qui avait rendu mon parcours universitaire si difficile. Je voulais lui demander pour quelle raison il avait été si dur avec moi, et j’ai été surprise d’entendre qu’il avait été dur avec moi pour me faire comprendre que l’aéronautique était un monde d’hommes et qu’il fallait que je m’endurcisse et qu’il m’avait aidé à forger mon caractère. Et c’est ainsi que j’ai appris que parfois, les choses ne sont pas toujours comme elles paraissent être. Et en tant que personne, nous devrions toujours accorder le bénéfice du doute, à un homme comme à une femme.

 

Selon toi, comment le monde a-t-il progressé en matière d’égalité des sexes ?

Je pense que certains pays ont bien plus progressé que d’autres. Mais tout cela est lié à l’engagement des gouvernements pour l’égalité. À l’heure actuelle, il n’y a que six pays dans le monde qui permettent aux femmes de bénéficier d’une égalité totale et ce sont : le Luxembourg, la Suède, la France, la Belgique, le Danemark et la Lettonie. Aux Etats-Unis, j’ai été très impliquée dans des organisations telles que l’Association des Femmes Ingénieures ou l’Association Professionnelle des Ingénieurs Latino-Américains, et le sentiment commun à chaque femme de ces associations était celui de participer à une course avec les hommes, eux à bord d’un jet et les femmes, en bicyclette. Mais en tant que femme, nous devons nous battre pour ces droits, non pas en agissant de manière étrange comme j’ai pu le voir au cours de manifestations ou aux informations mais en exigeant l’égalité à nos gouvernements.

[mkd_blockquote text= »Je pense que chacun d’entre nous souhaite la même chose, être capable de trouver un équilibre entre vie personnelle et professionnelle, un salaire correct et les mêmes opportunités dans nos carrières. » title_tag= »h2″ width= » »]

Je pense également que si les entreprises ne peuvent pas nous octroyer ces droits, les gouvernements devraient le faire. L’éducation que l’on reçoit à la maison en tant que femme ou en tant qu’homme influe également sur la question de l’égalité. Un homme éduqué au respect des droits des femmes, qui ne croit pas aux stéréotypes et qui partage équitablement les tâches du foyer, est un homme qui sera capable de valoriser la contribution des femmes dans n’importe quel domaine. De la même manière, une femme à qui l’on apprend qu’être une femme n’est pas un obstacle aux études, qu’une femme peut faire ce qu’elle aime et aller aussi loin qu’elle le souhaite selon ses capacités est une femme qui agira toujours avec confiance en soi et qui aura de meilleurs résultats dans son travail.

 

Quelle est ta vision des femmes dans le monde du travail ? 

J’ai obtenu mon premier emploi à l’âge de 16 ans, un emploi étudiant en tant que secrétaire au bureau des jobs pour étudiants. À cette époque, je pense que le travail des femmes était assez stéréotypé et que la plupart des gens pensaient que les femmes n’étaient qualifiées que pour certains emplois. Aujourd’hui, les femmes ont montré qu’elles sont capables de faire n’importe quel type de travail (tant que leur force physique le leur permet) et qu’elles peuvent le faire aussi bien ou parfois même mieux que les hommes.

[mkd_blockquote text= »Nous ne devons pas nous concentrer autant sur les différences qui existent entre les hommes et les femmes mais plutôt sur la façon dont nous pouvons travailler en équipe pour que nos points forts et nos capacités bénéficient à l’entreprise. Tout comme les équipes multiculturelles peuvent enrichir la culture, les idées et les décisions d’une entreprise. » title_tag= »h2″ width= » »]

L’une de mes histoires préférées sur le monde professionnel est non pas celle d’une femme mais celle d’un personnage qui s’appelait le Colonel Sanders (KFC). A 63 ans, le colonel était sur le point de mettre fin à sa vie parce qu’il avait l’impression d’échouer sa vie professionnelle, et à ce moment même, il s’est dit : « Qu’est ce qui me motive et que je pourrais faire bien ? ». Et s’est rappelé qu’il avait cuisiné un poulet frit qui faisait envier tout son voisinage. Et la suite de son succès professionnel est connu par beaucoup d’entre nous. À se souvenir donc que l’important en tant que travailleurs, c’est de trouver ce qui nous motive et ce que nous pouvons exceptionnellement bien faire. En fin de compte, chaque entreprise valorisera votre travail, que vous soyez un homme ou une femme. Mais il est vrai qu’il existe un plafond de verre dans le milieu professionnel où les femmes ont plus de difficulté à accéder. La solution n’est pas de passer son temps à s’en plaindre mais de tout mettre en œuvre pour briser ce plafond de verre. Mon écrivain préféré a toujours été Jane Austen, non pas parce qu’elle a écrit des romans romantiques mais parce qu’elle a brisé la barrière qui existait à cette époque à propos des femmes écrivains.

 

Qu’est-ce que tu conseillerais à une fille qui débute sa carrière professionnelle ? 

En ce moment, je lis un livre qui s’intitule « Man’s search for the meaning of life ». C’est l’histoire d’un psychiatre juif qui était prisonnier dans le camp de concentration d’Auschwitz. Parmi les diverses réflexions de l’auteur, j’ai remarqué celle qui est de chercher un but à notre vie, vie personnelle comme professionnelle et que chacun d’entre nous dispose du libre arbitre pour décider de ce que nous souhaitons faire de nos vies, quelles que soient les circonstances. Les circonstances peuvent varier y compris celle d’être une femme dans un domaine professionnel à majorité masculine. Si j’avais un conseil à donner aux femmes (ou à tout autre personne) qui débutent dans la vie professionnelle, je leur dirais de penser d’abord à ce qui les motive et à ce qu’elles font bien et à où leur carrière peut les mener. Tous les travailleurs ne rêvent pas d’être PDG et c’est tout aussi important d’être leader que d’être suiveur (ou exécuteur). Pour cette raison, vous devez vous donner des objectifs clairs et ne pas comparer vos résultats professionnels avec les autres mais avec vous-même.

[mkd_blockquote text= »Et enfin, il faut travailler dur pour obtenir ce que vous voulez et ne pas avoir peur de prendre des initiatives quand il faut condamner les inégalités et les injustices, en particulier dans le milieu professionnel.  » title_tag= »h2″ width= » »]

 


 

Notre équipe c’est notre succès. C’est pourquoi la visibilité des femmes qui nous entourent est l’une de nos priorités !

Chez Moneytrans, nous souhaitons apporter notre petit grain de sable en mettant en avant les initiatives qui favorisent l’éducation, l’émancipation des femmes et l’intégration mondiale et nous sommes prêts à coopérer. Nous ne sommes pas seulement une entreprise d’envoi d’argent, nous sommes bien plus. Découvrez toutes les actions que nous menons et PRENEZ PART À NOS CAUSES !

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