Journée Internationale des Populations autochtones

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Chaque année depuis 1994, le 9 août est célébrée la Journée Internationale des Peuples Autochtones. Cette journée marque la première réunion du Groupe de travail des Nations Unies sur les populations autochtones de la Sous-Commission de la Promotion et de la Protection des Droits de l’Homme en 1982.

 

On compte à travers le monde plus de 370 millions de personnes autochtones, soit près de 5% de la population mondiale. Ces peuples représentent plus de la moitié de la diversité culturelle mondiale, mais aussi 15% des individus les plus marginalisés de la planète. Beaucoup d’entre eux souffrent d’extrême pauvreté et leurs droits sont malheureusement trop souvent bafoués.

Le but de cette journée est donc de renforcer la coopération internationale pour résoudre les problèmes rencontrés par les populations autochtones comme la reconnaissance et la protection de leurs droits, l’environnement, le développement, l’éducation et la santé. 

La perte de terres et de ressources a contraint de nombreux peuples autochtones à migrer vers les zones urbaines afin de trouver de meilleures conditions de vie. Ces migrations ne sont pas seulement dues aux persécutions et conflits mais aussi aux impacts du changement climatique. Et en s’éloignant de leurs terres, ils s’éloignent aussi de leurs coutumes et traditions ancestrales. Aujourd’hui, en Amérique latine, près de 40% des peuples autochtones vivent en zone urbaine. Or, en ville, ils sont souvent victimes de discrimination et d’injustice. Malgré les progrès importants réalisés ces dernières années, la reconnaissance officielle des droits des peuples autochtones et la mise en œuvre de solutions adéquates demeurent des défis majeurs au niveau mondial.

 

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Quelques témoignages de résistance

 

Le peuple autochtone Munduruku au Brésil

Plusieurs projets de barrages sont prévus en Amazonie. Or ces barrages destructeurs feraient disparaître les conditions de vie, les cultures et les moyens de subsistance de nombreuses personnes, les forçant finalement à quitter leurs foyers.

C’est notamment le cas du peuple autochtone Munduruku. Leur cacique, Arnaldo Kabá Munduruku se bat quotidiennement pour le respect des droits de son peuple et pour la démarcation officielle de leurs terres ancestrales par le gouvernement brésilien, ce qui mettrait un terme définitif à tous les projets de barrages.

“Le fleuve et la forêt nous donnent tout ce dont nous avons besoin. Ils nous apportent notre nourriture, notre eau et nos médicaments. S’ils construisent ce barrage, ils tueront la rivière et avec elle mon peuple et ma culture. L’avenir de nos enfants est menacé par la cupidité des industriels et des gouvernements. La forêt est également importante pour les peuples du monde entier : elle appartient à tous”. – Arnaldo Kabá Munduruku, cacique du peuple autochtone Munduruku.

 

Le peuple Cri au Canada

Pour assurer la durabilité de son modèle économique actuel, le Canada doit autoriser la dépossession des terres des peuples autochtones et l’exploitation de leurs ressources naturelles, qui seront vendues aux plus offrants sur les marchés internationaux.

Dans le nord de la province du Manitoba, Clayton Thomas-Müller, membre de la Première Nation des Cris de Mathias Colomb, milite pour le droit des communautés autochtones à l’autodétermination et à la justice environnementale.

“Nous sommes particulièrement affectés, ici sur nos terres, par les impacts des industries extractives, mais aussi par les effets des changements climatiques qui résultent des activités de ces industries. Il est de notre devoir de ne pas exploiter ces ressources fossiles : notre région est le deuxième plus important puits de carbone de la planète ! Si le développement des sables bitumineux se poursuit, c’est l’avenir de l’humanité qui est en péril”. – Clayton Thomas-Müller, membre du peuple des Cris.

 

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Les peuples des Pygmés et des Mbororos au Cameroun

Au Cameroun, les peuples autochtones des pygmés et les Mbororos occupent les parties septentrionales, la région du Nord-Ouest et la forêt du Sud. En chiffre, ce sont environ 100 000 âmes chez les Pygmées de différentes tribus (Baka, Bakouela etc.) et 40 000, environ, de Mbororos, peuple nomade qui raffole les zones montagneuses.

Pour les autorités camerounaises l’enjeu est de leur garantir, l’accès à l’éducation et la scolarité. Les plus grands défis étant la sédentarisation des Mbororos et l’encrage culturel des Pygmés qui les amènent à rebuter l’éducation.

La ministre camerounaise des Affaires sociales initiait en 2016, le lancement d’une série d’activités dédiées au renforcement de l’accès des populations autochtones à l’éducation.

 

Comment soutenir les peuples autochtones ?

Comme le dit Nelson Mandela, “Nous travaillerons ensemble pour soutenir le courage là où il y a la peur, pour encourager la négociation là où il y a le conflit, et donner l’espoir là où règne le désespoir.” 

La solidarité se concrétise de nombreuses manières : en recherchant l’information, en faisant circuler le message, en envoyant des messages de soutien, en faisant pression sur les industriels et les gouvernements ou en participant à des actions concrètes.

L’éducation, le développement et la promotion de l’égalité des droits de l’Homme contribuent à réduire la pauvreté ! Vous aussi vous pouvez apporter votre grain de sel, alors agissez !

DÉCOUVREZ NOS PROJETS !

#MakingPeopleSmile #WeAreIndigenous

 


Chez Moneytrans, nous croyons fortement en une société inclusive et égalitaire. Nous sommes fiers de vous permettre d’aider vos proches dans votre pays d’origine en leur envoyant de l’argent dans un de nos 250.000 points de paiement dans le monde, incluant les villages les plus retirés.

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